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Dirigé depuis la même famille depuis plus de 1300 ans

Le Hoshi Ryokan cumule à lui seul deux records. C’est le plus vieil hôtel du monde selon le Guiness des records et il est dirigé par la même famille depuis plus de 1300 ans.

En l’an 718, un certain Mr Hoshi crée un Ryokan (auberge traditionnelle Japonaise ) autour d’une source d’eau chaude, à Komatsu dans l’actuelle préfecture d’Ishikawa au Japon. Depuis tout ce temps, soit plus de 1300 ans après, la même famille dirige l’établissement.

Une vie de famille dédiée à un héritage

Mr Zengoro, dépositaire actuel de cet héritage familial, appartient à la 46ème génération. Il a repris l’auberge peu après les jeux olympiques de Tokyo en 1964 et s’est depuis, entièrement dévoué à l’hôtel, et à son jardin vieux de 400 ans.

Pourtant, après plus de 50 ans de labeur, Mr Zengoro déclare (Interview de Damien Durand pour Le Figaro) qu’il n’est pas satisfait, car il pense qu’il n’a pas assez travaillé et qu’il n’avait pas assez d’expérience quand il a repris l’affaire. « Quand j’ai débuté, j’avais même trop tendance à vouloir répondre à toutes les demandes des clients. J’ai fait installer une piscine et une salle de bal. À un moment, je pensais même que l’hôtel était trop petit. Or je pense maintenant qu’il faut vraiment suivre son idée”.

Son idée, garder l’esprit traditionnel de l’auberge, était apparemment la bonne, puisque le Hoshi Ryokan reste une des seules affaires prospères dans une région désertée par l’exode rural.

A 78 ans, Mr Zengoro ne peut encore pas prendre sa retraite. En effet, il avait prévu de laisser la suite à son fils aîné, mais celui-ci est décédé d’une crise cardiaque en 2014. C’est donc sa fille aînée qui est pressentie pour prendre la relève.  Ce sera la première fois que l’auberge sera dirigée par une femme de la famille. Problème, elle n’a que deux ans d’apprentissage, ce qui, selon le vieux monsieur, est tout à fait insuffisant.

Un héritage de famille qui se révèle un sacrifice

Hisae Hochi se forme donc à devenir la nouvelle propriétaire du Ryokan. Interrogée par Damien Durand pour le Figaro, elle explique en quoi cette promotion a changé sa vie.

N’ayant pas osée faire défaut à son père, Hisae a d’abord abandonné son fiancé car celui-ci ne travaillait pas pour le Ryokan et ne voulait pas adopter le nom de Hoshi.

Or au Japon, traditionnellement, aucun conjoint non adopté ou ne prenant pas le nom de la famille, ne peut diriger une entreprise familiale.

Elle qui voulait être une femme simple, en se mariant et en ayant des enfants, a tout abandonné au décès de son frère pour se consacrer à l’auberge.

Une fois maître à bord, elle formera les deux enfants de son frère afin que l’un d’eux soit la 48ème génération !

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